Compressions nerveuses chez le musicien

Formes cliniques des syndromes de compression nerveuse

Le syndrome canalaire chez le musicien va concerner l’ensemble du membre supérieur selon le nerf irrité

  • Radiculite cervicale (racines nerveuses cervicales irritées à ce niveau)
  • Un syndrome du défilé thoracique (concerne le plexus brachial)
  • Un syndrome de la gouttière cubitale (concerne le nerf cubital au niveau du coude)
  • Un syndrome de la loge de Guyon (concerne le nerf cubital au poignet dans la loge de Guyon)
  • Une compression du nerf interosseux postérieur (concerne la branche terminale issue du nerf radial)
  • Compression de la branche superficielle du nerf radial
  • Un syndrome du canal carpien (concerne le nerf médian au niveau du poignet)
  • Syndrome du rond pronateur (concerne une branche du nerf médial au niveau de l’arcade du muscle fléchisseur superficiel des doigts)
  • Syndrome du nerf interosseux antérieur (concerne une branche du nerf médian qui naît dans le muscle rond pronateur)
  • Une compression d’un nerf digital (compression d’un nerf le plus souvent sur une zone de contact prolongé avec l’instrument, névrite digitale)

On peut plus rarement rencontrer des phénomènes compressifs au membre inférieur chez les instrumentistes, compression au niveau du genou chez les harpistes par exemple.
Des phénomènes compressifs peuvent être également retrouvés au niveau du rachis lombaire, entraînant des lombalgies, sciatalgies, cruralgies, mais qui sont moins spécifiques de la pratique. Pour autant certaines contraintes posturales, des positions asymétriques, penchées en avant comme celle du contrebassiste, ou les contraintes percussives des percussions peuvent être des facteurs favorisants.

Il existe de nombreuses expressions cliniques de ces syndromes canalaires, liés d’une part à la grande diversité des pratiques et des mécanismes qui les provoquent ainsi qu’à la zone anatomique où s’exerce(nt) cette ou ces compressions (double crush syndrome). Il est à noter qu’il existe des singularités anatomiques des tissus musculo-tendineux du membre supérieur, des variantes anatomiques (qui sont extrêmement fréquentes au niveau du membre supérieur) qui expliquent parfois les difficultés diagnostiques (une côte cervicale ou supplémentaire, un muscle surnuméraire, etc.).  La morphologie peut être également un facteur favorisant ; les instrumentistes longilignes par exemple, plus volontiers des femmes avec un long cou et des épaules tombantes, peuvent présenter une compression des racines inférieures du plexus brachial, au niveau du défilé costo-claviculaire.
Dans la majorité des cas la symptomatologie est mineure et c’est à ce stade pourtant qu’il faut faire le diagnostic chez le musicien. Plus rarement les troubles sont plus évolués et les conséquences sur la pratique peuvent être redoutables.

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