Troubles musculo-squelettiques et femme enceinte

Risque accru de TMS chez la femme enceinte

Les femmes occupent une place différenciée dans le champ artistique. Si dans le domaine de l’enseignement de la danse elles sont largement majoritaires, elles ne le sont pas dans de nombreuses activités artistiques. On assiste néanmoins à une féminisation croissante au sein des orchestres symphoniques ainsi que dans le jazz.
Sur un autre plan, la différence de genre se joue également dans le champ de la pathologie des pratiques. Ainsi la dystonie de fonction se rencontre majoritairement chez l’homme (les hommes sont 2 à 3 fois plus touchés par la dystonie de fonction que les femmes). A l’inverse les syndromes de surmenage ostéoarticulaires sont plus fréquents chez les femmes.

Femme enceinte, (grossesse) et TMS, quel risque ?
La grossesse est une période importante dans la vie d’une femme. Les transformations que subit le corps sont de nature à transformer également la pratique artistique elle-même. Le corps se transforme et de nouvelles contraintes ostéoarticulaires apparaissent. Par exemple, au fil des mois de grossesse, le déséquilibre postural s’accentue et il est compensé par une augmentation de la lordose lombaire (incurvation de la colonne vertébrale au niveau lombaire). « Durant le troisième trimestre, la musculature abdominale s’affaiblit suite à son étirement excessif et une bascule du bassin se produit. L’ensemble de ces changements provoque un abaissement et un avancement dans le plan sagittal du centre de gravité. [1] [2]
Lors de la grossesse, les tissus se transforment également ; si les femmes ont en général une laxité articulaire plus importante que les hommes, la grossesse majore cet état et on observe au cours de la grossesse une augmentation de la laxité de différentes articulations. [3] [4]. Ces modifications tissulaires majorent les contraintes mécaniques lors des différentes activités artistiques (musique, cirque, arts plastiques) ; la précision d’un geste, le maintien d’un doigt sur une touche par exemple vont demander une tension musculaire supplémentaire qui entraîne une surcharge musculo-squelettique propice au développement de troubles musculo-squelettiques (TMS).
L’image corporelle et l’expression du mouvement lui-même s’en trouvent modifiés et les compensations multiples qui s’opèrent peuvent générer des misuses, des mauvaises utilisations corporelles lors de la pratique artistique, à l’instrument pour le musicien, ainsi que pour d’autres artistiques et en dehors des pratiques dans la vie quotidienne
Cette période peut s’accompagner de maux musculo-squelettiques, plus particulièrement au niveau du dos et du membre supérieur.

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