James Bond, un alcoolique invétéré ?

L'alcool fait son cinéma

James Bond et alcool

 

 

 

 

 

 

 

 

James Bond, a consommé de l'alcool de façon importante durant six décennies ont déclaré les universitaires qui ont analysé la filmographie de l'espion fictionnel le plus célèbre, 24 films de la série Eon Production (1962-2015).
L'agent double boit un total de 109 verres sur 24 films, une moyenne de 4,5 par film selon une équipe de chercheurs de l'université d'Otago en Nouvelle-Zélande.
Bond consomme divers types de boissons, et éprouve du plaisir à boire tout ce qui est facilement disponible avec une préférence pour les cocktails et spiritueux (55% de toutes les boissons).

Les auteurs de cette nouvelle étude sur l'alcoolisme de Bond ont pris comme référence le DSM-5, qui est le manuel diagnostique des troubles mentaux utilisé par les professionnels de la santé mentale pour évaluer les troubles psychiques et addictifs de James Bond. Bond répond à six critères du DSM-5 concernant cette pathologie ce qui le classe comme ayant un trouble grave de consommation d'alcool. D'ailleurs, un examen médical a révélé que son foie était dans un état peu satisfaisant et un rapport du MI6 sur Bond fait état de "la dépendance à l'alcool". Par ailleurs, il ne semble pas être affecté par des symptômes physiques d'alcoolisme.

Si Bond ne fume pas en buvant depuis 2002, ce n'est pas le cas de ses partenaires sexuels qui continent à le faire.
Les chercheurs conseillent à son employeur d'aider le fameux espion à lutter aussi contre son addiction qui le conduit à avoir des comportements à risques comme conduire à grande vitesse et parfois en état d'ébriété. C'est sous l'emprise de l'alcool qu'il s'échappe de justesse à un dragon de komodo, évite une tarentule et affronte diverses aventures comme détruire le complexe nucléaire du Dr No.

Les auteurs de l'étude laissé entendre que James Bond aurait pu souffrir de stress-traumatique après avoir tué tant de personnes, et d'en avoir torturé quelques autres et indiquant qu'un soutien psychiatrique aurait été nécessaire.

Bond fait régulièrement l'objet d'études universitaires, ce qui ne modifie d'ailleurs pas sa consommation d'alcool ni les publicités implicites sur certains alcools consommés dans les films de la série.

Rédacteur Docteur Arcier, président fondateur de Médecine des arts®
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En savoir plus

Wilson N, Tucker A, Heath D, Scarborough P. Licence to swill: James Bond’s drinking over six decades. Med J Aust. 2018 Dec 10;209(11):495-500.
Johnson G, Guha IN, Davies P. Were James Bond’s drinks shaken because of alcohol induced tremor? BMJ. 2013 Dec 12; 347:f7255.

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