Pneumothorax spontané chez une artiste, un trouble très angoissant

Un pneumothoras spontané est toujours un problème angoissant. L'artiste ne l'identifie pas toujours et le diagnostic est souvent retardé, la douleur est importante, la respiration est perturbée. Tous ces symptômes rajoutent à l'angoisse. Françoise Hardy témoigne de cet accident qui lui est arrivée.

Françoise Hardy

Question

Le pneumothorax au-delà de sa gravité éventuelle, est un trouble très angoissant et anxiogène ?

Réponse

L’incidence du pneumothorax spontané est de 8 à 18 cas pour 100000 par an chez les hommes et de 2 à 6 cas par an pour les femmes.Il s’agit d’un trouble particulièrement angoissant.
Le Pneumothorax touche un organe vital. Cette affection en général « idiopathique » est particulièrement angoissante.
Le rôle du poumon consiste à oxygéner le sang et à en éliminer le gaz carbonique. Le pneumothorax est très anxiogène :

  •   au moment même ou se déclenche le trouble du fait de la gêne respiratoire plus ou moins importante et des phénomènes généraux que cela entraîne d’un corps moins oxygéné (cerveau, coeur etc.) avec son cortèges symptomatiques particulièrement angoissant :
    • Une douleur brutale et violente sur le côté du thorax.
    • Une gêne respiratoire (essoufflement très rapide).
    • Augmentation du rythme cardiaque.
    • Toux sans expectoration. 
  •   à distance du pneumothorax du fait que le risque de récidive est difficile à fixer mais bien réel et majore ce phénomène anxiogène. Des techniques relaxantes, méditatives, associées à l’activité physique sont de nature à mieux contrôler cette anxiété réactionnelle.
Le pneumothorax spontané
1. Plèvre cervicale ; 2. Cavité pleurale ; 3. Plèvre costale ;
4. Plèvre médiastinale ; 5. Poumon ; 6. Plèvre viscérale ;
7. Cavité pleurale ; 8. Plèvre viscérale ; 9. Poumon collabé après un pneumothorax ;
10. Plèvre pariétale ; 11. Médiastin

Témoignages de François Hardy

La chanteuse Françoise Hardy explique à un journaliste combien le pneumothorax avait été très angoissant pour elle.
A la question posée par un journaliste Françoise Hardy « Quel rapport entretenez-vous avec la mort ?
Vous y avez été confrontée, vous avez vu partir de nombreux artistes comme Dewaere, Berger, Gainsbourg…
Françoise Hardy répond
"La mort de ceux que j’aime et dont je ne saurais me passer, je n’ose même pas y penser. Cela me fait peur. La mienne aussi, je suis plus près de la fin que du commencement ? J’ai eu un décollement de la plèvre, j’avais des sensations épouvantables au cœur, je ne savais pas ce que c’était, et quand je suis arrivée aux urgences, j’ai vraiment cru que j’allais mourir. A ce moment-là, plus que la peur, c’était la tristesse qui dominait. Celle de ne plus voir Thomas, doublée de celle de lui faire du chagrin" (TGV magazine, mai 2010).

« Le soir du dernier vendredi d’octobre 2005, en revenant d’une séance d’acupuncture, j’eus par intermittence, des sensations inquiétantes dans la région du cœur. Je cherchais dans le dictionnaire de médecine les symptômes des divers problèmes cardiaques possibles, mais ne trouvai rien qui ressemble aux miens et réussis à m’endormir après avoir pris la précaution de laisser sur ma table de chevet le numéro de téléphone de l’hôpital. Le lendemain matin, les sensations étaient encore là. En prenant mon petit déjeuner, je sentis que ça n’allait décidément pas et appelai Jacques en Corse, qui me transmit le numéro de son cardiologue, le fameux Dr U., de service à l’hôpital ce matin-là. Il me donna rendez-vous vers dix heures. Le marché le plus proche de chez moi se tenant le Samedi, mon frigidaire étant vide. Aurais-je la force de faire les courses nécessaires pour le rempli ? Je pris le risque, mais une fois devant les fruits et légumes, j’eus une douleur plus atroce que les précédentes, mon panier m’échappa des mains et je fis un malaise vagal carabiné. Un inconnu charitable m’emmena gémissante aux urgences.
 Je souffrais tellement que je pensais ma dernière heure arrivée. En même temps, je me disais qu’il valais beaucoup mieux mourir vite qu’agoniser pendant des mois, mais de même que la force de la douleur balaye tout, dans les moments où elle me laissait un court répit, le chagrin de quitter mon fils et de lui en faire balayait la peur de mourir. « Que ressentez-vous ? » s’enquit curieusement l’aide-soignante qui me collait des patchs sur tout le corps. « Je suis triste, lui répondis-je sur le point d’éclater en sanglots. A cause de mon fils », bredouillai-je. J’entendis le Dr U. dire dans son portable que c’était très grave et crus qu’il parlait à Jacques de mon état.

Alerté par son père, Thomas arriva avec sa compagne et me prit dans ses bras en me caressant la tête sans rien dire. Il y mettait tant de tendresse et j’étais si bouleversée que je fondis en larmes. Son départ pour l’île Maurice avec ses amis musiciens était prévu le lendemain et il proposa de tout annuler, mais je refusai catégoriquement quand je sus que je souffrais d’un déchirement de la plèvre qui ne mettait pas mes jours en dangers. Ce problème affecte en général les adolescents grands et maigres, m’apprirent les médecins. « C’était exactement mon profil », leur dis-je en riant. » (Françoise Hardy, Robert Lafon, 2008)

Rédacteur Docteur François Arcier, président fondateur de Médecine des arts®. Le 7 août 2010.
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