Glenn Gould et santé

La vie et la mort de Glenn Gould

Glenn Gould

L’apprentissage musical

Glenn Gould Hébert Gould est né le 25 septembre 1932 à Toronto, d’une mère pianiste et d’un père violoniste. A sa mère Florence il doit d’avoir appris le piano et la musique avant la lecture et l’écriture (la légende veut qu’il ait su lire la musique à l’âge de trois ans, ce qui est sans doute exact). A son père il doit la construction d’une chaise spéciale, pliante et fort basse, qu’il conservera avec lui toute sa vie, au désespoir des ingénieurs de la Columbia : l’âge venant, elle se mit à grincer au-delà de ce qui est supporté par l’oreille d’un technicien.
A cinq ans, il compose ses premières pièces (mais son Quatuor op.1 date de 1956).

L’éducation musicale et ses premiers concerts

Il poursuit parallèlement des études Frederick Silvester et de théorie avec Leo Smith. C’est en tant qu’organiste qu’il donne son premier concert, en 1943. Immédiatement après, il joue le Troisième concerto de Beethoven avec l’orcheste de Toronto. Tous les ans, il passe l’été près du lac Sincoe, à 145 km au nord de la ville. Son piano suit le mouvement. Il fut le premier pianiste à jouer pour la télévision canadienne (en 1952), le premier Nord-Américain à jouer musicien à ne jamais manger de légumes ("Les légumes sont damnés", disait-il).

Sa carrière de concertiste

En 1955, après ses débuts fort remarqués aux États-Unis, il enregistre pour la Columbia son premier disque : les Variations Goldberg, et signe avec cette compagnie un contrat d’exclusivité de vingt-cinq ans. Il vit alors, jusqu’en 1964, la vie d’un concertiste : récitals, tournées à l’étrager, enregistrements. Il co-dirige le Festival de Stratford, s’y montre un des plus ardents défenseurs de la musique de la seconde Ecole de Vienne et y accompagne la contralto Maureen Forrester, la bienheureuse. En 1954, il se décide enfin à quitter définitivement la scène ; on peut dire "enfin", non parce qu’il jouait mal en public - bien au contraire - mais parce qu’il déclara lui-même par la suite s’en être fort bien porté…
 

Sa nouvelle carrière de studio d’enregistrement


A partir de cette date, Gould fit éclater sa carrière : il continua d’enregistrer un grand nombre de disques (plus de quatre-vingts, près d’un million et demi-d’exemplaires vendus) mais il écrivit aussi beaucoup : près de quarante articles, certains forts longs, comme l’étude qu’il consacre aux dodécaphonistes, celle qu’il rédigea sur Schoenberg, sur l’avenir de l’électronique, sur Stokowski, sur Beethoven, etc., et de nombreux textes de pochettes de disques. Il participa, régulièrement, à de nombreuses émissions de radio, régulièrement, en réalisa plusieurs, dirigea des séries à la télévision, réalisa des documentaires et tourna avec Bruno Monsaingeon près de dix films de télévision qui sont d’ores et déjà considérés comme des classiques du genre. Il écrivit la partition de plusieurs film, comme Abattoir 5, de G.R. Hill ; des cadences de concertos et un quatuor. A la fin de sa vie, Glenn Gould commença une dernière carrière. Celle de chef d’orchestre. Il a enregistré à la tête d’un orchestre constitué pour l’occasion, une version pour orchestre de chambre de Siegfried Idyll, de Wagner.

De nombreuses anecdotes circulent encore à son sujet. La plupart sont fausses ou exagérées, toutes sont sorties de leur contexte (géographique principalement). On s’est moqué de ses "caoutchoucs". Le climat du Canada les justifie. De ses mitaines et de sa manière de se chauffer les mains avant de jouer. Quel pianiste préfère jouer les mains froides ? On a prétendu qu’il refusait de "voir des gens", de "serrer une main". Pour ma part, je ne serre la mains qu’aux gens à qui je préfèrerais ne pas avoir à parler. On a dénoncé son goût pour les interview par téléphone… On s’est moqué des sédatifs et des excitants qu’il prenait. Il se vend à travers le monde des milliards de comprimés de Valium, des milliards d’ampoules de Cogitum. C’est pour les jeter aux orties sans doute. Un journaliste très en vue a écrit que Glenn Gould vivait dans un blockauss souterrain gardé par des vigiles". C’est à se demander qui il faudrait enfermer.

Glenn Gould a eu la vie d’un créateur. Il n’est pas mort de syphilis, ni pendu à un réverbère, ni de gangrène à Marseille, mais d’une congestion cérébrale, dans un lit d’hôpital, à Toronto, le 4 octobre 1982.


D'après J.D traducteur de l’ouvrage Glenn Gould, entretien avec Glenn Gould. J.C Lattes, 1977.


Rédacteur Docteur Arcier, président fondateur de Médecine des arts®
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