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Instruments à vent : classification orthodontique


Instruments à vent : classification orthodontique

Il existe plusieurs classifications des instruments de musique. On distingue de manière générale deux types de classification, la première est musicale et la seconde stomatologique. Pour chacune de ces classifications, on peut retrouver plusieurs manières de classer les instruments de musique.

La classification musicale

La classification la plus suivie est, pour la classification musicale, la classification dite de C. Sachs et E. Hornbostel créée en 1914, et qui tient compte des matériaux dont sont composés les instruments ainsi que des modalités de vibration ; elle prévoit 4 classes fondamentales (idiophones, membranophones, cordophones et aérophones), auxquelles s’ajoutent depuis une nouvelle classe, celle des instruments électriques.

La classification stomatologique

La classification stomatologique (médicale) dite de Strayer classifie uniquement les instruments à vent : son intérêt n’est pas musicologique mais bien médical. Il permet de classerl es instruments à vent selon l’embouchure instrumentale, la manière dont elle est placée en relation avec l’embouchure physiologique, élément déterminant sur le plan de la physiopathologie instrumentale des instruments à vent.

C’est un système de classification capable de s’étendre à toute formes d’objets producteurs de son, et d’ordonner l’univers que forment ces objets selon des critères cohérents.

En stomatologie, la classification a été mis au point en 1939 par Strayer, qui fut à la fois orthodontiste et joueur de basson dans l’Orchestre symphonique de Philadelphie. Cette classification est toujours d’actualité et a été reprise par de nombreux auteurs : Porter en 1953, Kessler, Hruby, Schultz en 1956, légèrement modifiée par Heskia et Hopital en 1955 ; Vreedenburg en 1957.

La classification de Strayer est basée sur le type de pièce buccale, c’est-à-dire l’adaptation appropriée de l’instrument, au niveau bucco-labial. Cette adaptation se fait de façon totalement différente suivant les différentes conformations de la pièce buccale, ce qui permet de grouper l’ensemble des instruments à vent à 4 classes :

-  Instruments à vent de la classe A : correspond aux instruments dits "les cuivres" ; (groupe 2 de Vreedenburg). La pièce buccale est exta-orale et a la forme d’un petit entonnoir à bords épais et arrondis. Elle est généralement en métal.

- Instruments à vent de la classe B : correspond aux instruments dits "les bois à anche simple" ; (groupe 1 de Vreedenburg) La pièce est intrabuccale, sa forme est celle d’un bec d’oiseau effilé. Ce bec reçoit une lamelle de roseau appelée anche.

- Instruments à vent de la classe C : correspond aux instruments dits "les bois à anche double" ; (groupe 3 de Vreedenburg) Ici, pas de bec mais deux lamelles de roseau mises à plat l’une contre l’autre et dont l’utilisation est intra-buccale.

- Les instruments à vent de la classe D : correspond aux instruments dont l’embouchure n’est pas intrabuccale (groupe 4 de Vreedenburg) La pièce buccale est confondue avec l’instrument, il s’agit d’un orifice situé sur la partie proximale de l’instrument. Sa position est extrabuccale. Ce sont par exemple les flûtes et les piccolos.

Cette classification de prend pas en compte certains instruments comme les harmonicas ou les flûtes à bec. Certains spécialistes proposent de faire évoluer ces classifications sur les bases actuelles de nos connaissances, éventuellement en rajoutant de nouvelles classes, la classe E par exemple pour les flûtes à bec.


Rédacteur, Docteur Arcier André, fondateur de Médecine des arts®


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