Atlas. Rachis cervical. Anatomie artistique. Leçon 25

L’atlas est plus étendu transversalement que les autres vertèbres cervicales.
L’atlas ou première vertèbre cervicale est essentiellement constitué par deux masses latérales, réunies l’une à l’autre, en avant et en arrière, par deux lames arciformes, qui constituent l’arc antérieur et l’arc postérieur ; de plus, ces masses latérales portent sur leur face externe deux prolongements horizontaux, les apophyses transverses. Les deux arcs et les masses latérales circonscrivent le trou rachidien (ou trou vertébral).

Masses latérales

Les masses latérales sont aplaties de haut en bas. Leurs formes se rapprochent plus ou moins d’un segment de cylindre placé verticalement. On lui distingue six faces.


Atlas avec la dent de l'Axis (vue de dessus)
1. Ligament transverse, 2. Arc antérieur, 3. Tubercule antérieur,
4. Pars dentis (contient la dent de l’axis), 5. Masse latérale,
6. Fovéa articulaire supérieure, 7. Pars nervosa (trou vertébral),
8. Arc postérieur, 9. Tubercule postérieur, 10. Foramen transversaire,
11. Processus transverse. En violet : dent de l’axis.

Deux de ces faces présentent un processus articulaire.

  • La face supérieure est occupée par un processus articulaire concave, plus rapprochée de sa congénère en avant qu’en arrière et assez régulièrement excavée dans tous les sens pour mériter le nom de cavité glénoïde de l’atlas sous lequel on la désigne quelquefois. Son pourtour est ellipsoïde, très souvent rétrécie par deux échancrures latérales, un peu en arrière de sa partie moyenne ; son grand axe, oblique en avant et en dedans, est deux fois plus étendu que son axe transversal. Ainsi elle est allongée d’arrière et avant et de dehors en dedans et la longueur de sa cavité est donc environ deux fois plus grande que sa largeur. Sa forme a été comparée à celle d’une semelle ou d’un empreinte de pas, dont le talon correspondrait à sa partie postérieure. Elle présente souvent, à l’union de son tiers postérieur avec ses deux tiers antérieurs, un étranglement plus ou moins accusé. Il n’est pas rare de rencontrer à ce niveau un véritable sillon, qui divise la facette articulaire en deux portions distinctes. Les cavités glénoïdes de l’atlas regardent en haut et en dedans et s’articulent avec les condyles de l’occipital.
  • Sur la face inférieure des masses latérales existent deux autres processus, destinés à s’articuler avec les apophyses articulaires supérieures de l’axis (la deuxième vertèbre cervicale). Ce processus articulaire se nomme fovéa caudale. Leurs surfaces articulaires sont ovalaires, à grosse extrémité postéro-externe. Celles-là sont planes ou très légèrement concaves et regardent l’une et l’autre en bas et en dedans et répondent à la surface antéro-supérieure de l’axis..
  • Leur face antérieure se confond avec l’extrémité de l’arc antérieur.
  • Leur face postérieure se continue de même avec l’extrémité de l’arc postérieur et donne insertion à un ligament puissant, le ligament transverse, que nous étudierons plus tard à propos des articulations. L’insertion du ligament transverse est marquée sur l’os par un tubercule plus ou moins accusé, situé au-dessous et en dedans de la moitié antérieure de la cavité glénoïde. La face postérieure est creusée au-dessus de l’arc postérieur d’une gouttière en rapport avec l’artère vertébrale.
  • La face externe supporte les racines de l’apophyse transverse
  • La face interne présente, près de l’origine de l’arc antérieur, un gros tubercule sur lequel s’insère le ligament transverse. En arrière de ce tubercule, la face interne, souvent déprimée, est creusée de nombreux trous vasculaires.

Les masses latérales présentent chacune deux processus articulaires : la fovéa crâniale (cavité glénoïde) qui reçoit le condyle de l’os occipital, la fovéa caudale qui s’articule avec le processus articulaire crânial de C2. Le ligament transverse est tendu entre les tubercules droit et gauche.
Latéralement à ces masses latérales, se trouvent les foramens tranversaires, délimités par les deux racines des processus transverses. Ils laissent passer l’artère vertébrale, qui se coude à sa sortie du foramen en haut.

Atlas
1. Fovéa articulaire supérieur, 2. Processus transverse,
3. Fovéa articulaire inférieur, 4. Tubercule antérieur,
5. Arc antérieur, 6. Masse latérale.

Arc antérieur

Légèrement arqué, convexe en avant, l’arc antérieur est aplati d’avant en arrière et affecte une direction à peu près transversale.
L’arc antérieure présente sur la ligne médiane :
  1° en avant, une saillie mamelonnée, le tubercule antérieur de l’atlas, auquel s’attacge le long du cou.
  2° en arrière, une facette articulaire concave, ovalaire à grand axe transversal, destinée à s’articuler avec l’apophyse odontoïde de la deuxième vertèbre cervicale ou axis.

Arc postérieur
L’arc postérieur décrit une courbe à concavité dirigée en avant. Il présente, comme l’arc antérieur, sur la ligne médiane et en arrière, une saillie mamelonnée ; le tubercule postérieur de l’atlas, l’arc postérieur de l’atlas, présente sur sa face supérieure une gouttière transversale, qu’une languette osseuse placée au-dessus transforme quelquefois en un orifice complet. C’est dans cette gouttière, transformée ou non en orifice, que passent l’artère vertébrale et le premier nerf cervical. Cette gouttière se continue du reste en contournant la masse latérale, jusqu’au trou dont est percée la base de l’apophyse transverse.

Apophyses transverses
Destinées à servir de surfaces d’implantation à des muscles puissants, les apophyses transverses de l’atlas sont relativement plus développées que celles des vertèbres suivantes. Elles se distinguent de ces dernières, en ce que leur sommet n’est pas bifurqué et qu’il n’existe pas de gouttière sur leur face supérieure. Le trou que l’on remarque à la base, trou transversaire, est très considérable et plutôt ovalaire qu’arrondi.

Trou rachidien
Le trou postérieur de l’atlas est le plus grand suivant tous ses diamètres que celui de toutes les autres vertèbres. Le trou rachidien se compose de deux portions :

  •   1° une portion antérieure, quadrangulaire ;
  •   2° une portion postérieure, affectant la forme d’une moitié d’ellipse dont le grand axe serait dirigé transversalement.
    Ces deux portions sont séparées réellement sur le sujet revêtu de ses parties molles par le ligament transverse. La première est occupée par l’apohyse odontoïde de l’axis ; dans la seconde se logent la moelle et ses enveloppes. Cette dernière portion seule correspond au trou rachidien des autres vertèbres.

L’atlas s’articule :

  •   en dessous par les fossettes articulaires inférieures avec l’axis (C2)
  •   en dessus par les fossettes articulaires supérieures avec l’os occipital par ses condyles
  •   à la partie postérieure de l’arc ventral au niveau de la fovea dentis avec la dent (ou odontoïde) de l’axis, maintenue par le ligament annulaire.
Onze muscles s’insèrent sur l’atlas
a) tubercule et arc antérieur :
  • 1. Long du cou
  • 2. Petit droit antérieur de la tête
b) Apophyses transverses
  • 2. Petit droit antérieur de la tête
  • 3. Petit oblique (oblique supérieur)
  • 4. Grand oblique (oblique inférieur)
  • 5. Droit latéral de la tête
  • 6. Splénius du cou
  • 7. Angulaire de l’omoplate
  • 8. Scalène postérieur (inconstant)
  • 9. Transversaire du cou (inconstant)
  • 10. Intertransversaires antérieur et postérieur du cou
c) Tubercule postérieur
  • 11. Petit droit postérieur de la tête

 

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