Chassis (Faux)

Appareil de machinerie. Au lieu des mâts (Voy. ce mot) dont se sert aujourd’hui pour guinder les châssis de coulisses, on employait autrefois, à chaque plan de la scène, une série d’appareils qu’on appelait faux châssis, et aussi quelquefois portants. Les faux châssis, qui, comme les mâts actuels, traversaient les costières, et comme eux étaient mis en mouvement par des chariots placés dans le premier dessous, formaient comme une sorte de très haut cadre de bois sur lequel était fixé de châssis de coulisse, et sur un de leurs côtés portaient une série d’échelons allant de la base au sommet, pour permettre la manœuvre. Les faux châssis offraient plus de stabilité, et l’échelle dont ils étaient pourvus présentait aussi plus de sécurité pour les machinistes que les crampons ou les chantignoles des mâts dont on sert aujourd’hui ; la grande surface qu’ils occupaient derrière les décors permettait aussi de guinder ceux-ci à des points différents, et de les mieux attacher. Ces divers avantages ont été remplacés par d’autres : les mâts sont plus légers, plus faciles à déplacer, et les coulisses sont moins encombrées avec eux qu’avec un nombre moitié moindre de faux châssis. Tout cela est très important, les efforts des machinistes devant avoir surtout pour objectif de dégager la scène le plus possible pour satisfaire aux exigences des pièces à spectacle, qui de jour en jour groupent un personnel scénique plus nombreux. Aujourd’hui on ne se sert plus guère de faux châssis qu’à l’avant-scène, pour supporter les draperies qui forment les deux côtés du manteau d’Arlequin.
Dictionnaire pittoresque et historique du théâtre d'Arthur Pougin, 1885.


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