Carlos Gardel

L'enfance de Carlos Gardel

 

 

 

 

 

 

Chanteur et compositeur argentin de tango, Carlos Gardel est né probablement le 11 décembre 1890 à Toulouse, de son vrai nom Charles  Romuald Guardès. Le lieu de naissance est contesté, pour les spécialistes de Carlos Gardel, il est né à Toulouse en 1890 avant d’arriver à l’âge de deux à Buenos Aires avec sa mère, Berthe Gardès le 11 mars 1893, mais les Argentins  et Urugayens préfèrent une hypothèse différente, Carlos Gardel serait né à Tacuarembo, à 400 kilomètres au Nord de Montevideo en 1883 ou 1884, fruit d’un amour interdit qui l’a conduit à être adopté par Berthe, une prostituée. Ainsi va la légende Gardel.

Dans leur ouvrage « Carlos Gardel : ses antécédents français », Monique Ruffié, Juan Carlos Esteban et Georges Galopa apportent des pièces qui tendent à prouver que Carlos Gardel est bien né à Toulouse, le 11 décembre 1890, de la repasseuse française Marie Berthe Gardes, originaire de Saint-Geniès-d'Olt (Aveyron), et de père inconnu, sans doute un séminariste cousin de Berthe. Sa prétendue nationalité uruguayenne n'aurait eu qu'un seul but : lui éviter des problèmes lors de ses tournées en Europe.
Sa naissance française le rendait en effet mobilisable durant la Première Guerre mondiale, et donc passible de sanctions pour désertion lors de ses passages en France.
L'acte de naissance de l'Hôpital La Grave a été retrouvé par Monique Ruffié

Façade de sa maison natale,
rue du Canon d'Arcole

Un autre version tendrait à prouver que son père se nommerait Paul Lasserre, originaire du quartier de Saint-Aubin à Toulouse , imprimeur et hommes d’affaires, et de la repasseuse Marie Berthes Gardes. De son vrai nom Charles Romuald Gardes, il voit le jour à la maternité de l’hôpital de la Grave. Il passe ses deux premières années dans un petit immeuble de la rue du Canon d’Arcole, dans l’ancien faubourg Arnaud Bernard, chez un cousin de sa mère. Non reconnu par le père, la fille mère et son fils, poussés par la belle-famille, s’exilent en Argentine. Accueillis par un couple de blanchisseurs dans le quartier San Nicolás de Buenos-Aires, ils bénéficient d’un logement dans un vieux bâtiment de la rue Uruguay, converti à l’époque en « conventillo » (immeuble ancien loué par appartement d’une pièce à des personnes peu argentées, ndlr) d’après l’ouvrage Christiane Bricheteau. Carlos Gardel, fils de Toulouse,
Pour un enquêteur uruguayen  « Gardel n'a pas utilisé de documents français pour régulariser sa situation, simplement parce qu'il n'était pas Charles Romuald Gardès, de Toulouse.  Les raisons profondes d’entretenir ce mystère ont vraisemblablement été motivées par le désir de permettre à Berthe Gardes, sa mère adoptive, d’accéder à l'héritage du chanteur, puisque c'était son souhait. Gardel se disait Uruguayen parce qu'il était Uruguay et issu d'une relation adultérine d'un homme politique.
Ensuite, Gardel a adopté la citoyenneté argentine parce qu'il a aimé Buenos-Aires et qu’il était reconnaissant et a toujours gardé un coin de son cœur. « La France pour lui était étrangère » conclut cet enquêteur uruguayen. (site internet Grand Sud, Carlos Gardel, le Toulousain).

Gardel Gardel a grandii à Buenos Aires dans un quartier de migrants, Mercado de Abasto, considéré d’ailleurs comme l’un des quartiers les plus tangueros depuis longtemps.
Dès l’âge de 11 ans, il chante dans une chorale du collège Pie IX où il est scolarisé et commence à chanter pour gagner quelques sous.
Pendant son adolescence, en quête d'indépendance, il abandonna son foyer et fit divers petits boulots pour subsister. Il fut toujours attiré par le chant, s'amusant à imiter les grands ténors et chantant aussi dans un café nommé O'Rondeman en échange de ses repas.
Il se fait remarquer très tôt comme un grand interprète du tango. Son talent lui vaut une certaine notorioriété  Le payador (troubadour) José Betinotti lui donnera alors un surnom qui deviendra vite populaire, « El Zorzal Criollo » (les criollos étant les descendants des premiers colons espagnols ayant habité Buenos Aires) et il motivera Gardel à chanter dans les centres politiques. On le connaîtra aussi comme « El Melenas » (le chevelu ?), « El Morocho del Abasto » (Le brun de l’Abasto) et comme « Le Muet », jeu de mot qui fait référence à une voix exceptionnelle !

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