Burn-out chez le musicien, danseur, chanteur, circassien

Burn-out et maladie professionnelle chez les artistes

Maladie professionnelle et burn-out

Reconnaissance des maladies professionnelles psychologiques chez les artistes

Contrairement à ce qu’expriment certains politiques, en l’état des connaissances scientifiques actuelles il n’est pas possible de valider le syndrome du burn-out en qualité de maladie professionnelle.

Il n’y a pas d’éléments déterminants permettant de s’assurer du diagnostic et les échelles de mesure du burn-out ne sont pas considérées comme un outil de diagnostic. La symptomatologie chevauche de nombreux troubles psychologiques référencés dans d’autres pathologies, les facteurs causaux également.
La qualification de burn-out masque parfois un syndrome plus organisé, plus défini, une dépression, un trouble de l’adaptation, un syndrome de stress post-traumatique qui peut faire l’objet d’une déclaration comme maladie professionnelle, tout en sachant que ces syndromes ne font pas partie des tableaux de maladies professionnelles et que leur reconnaissance est difficile et doit passer par une autre voie de reconnaissance.

« Les dépressions d’épuisement » peuvent actuellement être reconnues comme maladies professionnelles « hors tableau ». Il faut faire davantage connaître aux médecins, à leurs patients et aux partenaires sociaux les modes simples de recours devant les Comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles.

La reconnaissance des maladies professionnelles est un problème en soi pour les artistes, au-delà de la problématique du burn-out. Un nombre non négligeable de pathologies chez les artistes sont d’évidence d’origine professionnelle et se heurtent au système médico-légal en place. C’est le cas de la dystonie de fonction, des nodules vocaux, de l’arthrose de la hanche, de l’hallux valgus, du pharyngocèle, du laryngocèle etc. qui devraient être reconnus.
Le coût pour les entreprises de la réparation des troubles psychosociaux reconnus par les Comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles est un facteur puissant de mise en place de plans de prévention ; c’est une raison complémentaire pour déclarer ces maladies et avoir une démarche pour les faire reconnaître malgré ces empêchements administratifs.
Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, les organisations institutionnelles qui gèrent ces situations, la législation médico-légale sont caduques faces aux connaissances actuelles. Médecine des arts s’est engagée depuis 30 ans pour une reconnaissance des maladies professionnelles des artistes.

Au-delà des maladies professionnelles, la précarité

La reconnaissance d’une maladie professionnelle n’est qu’une étape pour les artistes. Mais en dehors de quelques exceptions, par exemple les musiciens d’orchestre qui bénéficient d’assurance spécifique, les artistes qui peuvent être confrontés à une incapacité totale sur le plan professionnel, parfois pour une pathologie peu grave mais très invalidante sur le plan professionnel, se rendent compte rapidement que cette reconnaissance de maladie professionnelle est une étape transitoire qui s’ouvre sur une grande précarité financière.
L’incapacité permanente partielle se situe souvent à des niveaux faibles et les indemnités financières également.
Dans ce domaine d’incapacité totale de travail, un problème sérieux de coiffe de rotateur de l’épaule chez un violoniste ou un circassien par exemple, la législation est insuffisamment protectrice et le statut de handicapé qui peut être acquis ne permet pas également à l’artiste de retrouver des ressources financières suffisantes.
Dans ce domaine, Médecine des arts se bat également pour proposer des innovations sociales réalistes afin que le sujet en situation de handicap puisse retrouver une nouvelle dynamique, un parcours sécurisé lui permettant de nouvelles possibilités.

La prévention du burn-out et du handicap chez les artistes

Concernant le burn-out, elle réside d’une part dans les organisations de travail et doit concerner toute la ligne managériale et cela au plus haut niveau, mais aussi d’autre part dans le soutien, l’aide, la formation des artistes.
Plus largement, la prévention se doit aussi de s’engager dans le domaine de la formation professionnelle, la réadaptation et la reconversion professionnelle dans les situations extrêmes d’inaptitude professionnelle. Médecine des arts souhaiterait dans ce domaine organiser une structure d’audit et d’interface pour soutenir les artistes dans le besoin, mais ce volet nécessite des soutiens qui pour le moment nous font défaut.

Rédacteur Docteur Arcier pour Médecine des arts®
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