Fracture de fatigue chez le danseur et la danseuse

Fracture de fatigue du danseur/de la danseuse, qu’est ce que c’est ?

La fracture de fatigue est une forme particulière de fracture qui survient sur un os « sain ». Elle n’est pas la conséquence d’un traumatisme évident, mais représente l’issue d’une modification localisée de la structure osseuse provoquée par une activité physique intense ou/et inhabituelle.

Fracture de fatigue du danseur/de la danseuse, qu’est ce que c’est ?
La première description remonte à 1855 et a été décrite dans le milieu militaire, à l’occasion de marche forcée.
Selon Mc Bryde [1], il s’agit d’une fracture complète ou partielle d’un os, incapable de supporter des contraintes non violentes exercées de façon rythmée, répétée et avec une intensité inférieure au seuil fracturaire. Des microtraumatismes répétés modifient l’équilibre subtil de la structure osseuse, susceptibles d’entraîner des microfissures qui, si le surmenage persiste, vont entraîner une fracture de fatigue.
Les contraintes mécaniques dans la pratique de danse sont particulièrement importantes, ce qui explique la haute fréquence de ce type de fracture chez le danseur et la danseuse. 30 % des danseurs connaîtront ce type d’accident au cours de leur carrière, alors que ce pourcentage ne serait que de 10 % pour les pratiques sportives.
Dans l’étude de Brukner [2], sur 180 cas de fractures de fatigue examinées sur une période de deux ans, la danse a été la pratique (par rapport à d’autres pratiques dont le sport) la plus pourvoyeuse de fractures métatarsiennes. En effet, sur un total de 42 de fractures de ce type, 18 cas étaient retrouvés chez le danseur et la danseuse.
Autre nomination : fracture de stress, de surmenage, maladie de Pauzat.

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