Surprise de l’amour (La)

Opéra-comique en deux actes, livret de M. Ch. Monselet, d’après la pièce de Marivaux, musique de M. Ferdinand Poise, représenté à l’Opéra-Comique le 31 octobre 1877. La comédie charmante de Marivaux a été jouée au théâtre des Italiens en 1722 avec succès. M. Ch. Monselet l’a arrangée avec goût et y a ajouté de fort jolis vers. Les personnages sont : la comtesse, Lélio, Colombine, Arlequin. La scène se passe dans un parc. Lélio, trahi dans un premier amour, non seulement est devenu misanthrope, mais encore s’est juré à lui-même de fuir le beau sexe et de ne plus se laisser entraîner à aucun tendre sentiment. La comtesse, une jeune veuve, a aussi, de son côté, résolu de résister à toute séduction. Colombine feint de partager l’aversion de sa maîtresse pour les soupirants, et Arlequin épouse la querelle de son maître. Lélio et la comtesse commencent par se témoigner une froideur mutuelle tempérée toutefois par les égards que la politesse exige entre personnes distinguées. On déclare de part et d’autre qu’on s’en tiendra aux liens de l’amitié. De leur côté, Arlequin et Colombine se querellent à tout propos et en recherchent à plaisir toutes les occasions. Mais l’amitié se change insensiblement en une affection plus tendre dont les marques sont surprises par le valet et la servante, qui prouvent à leurs maîtres qu’ils s’adorent malgré eux, les obligent à se le dire, et tout finit par le double mariage d’usage au théâtre. Le compositeur a traité cette comédie de demi-caractère avec la délicatesse qu’elle comportait, et son ouvrage est remarquable sous ce rapport. L’ouverture en forme de menuet est orchestrée avec élégance. Dans le premier acte, on distingue particulièrement la romance de Lélio : Cet or qui rayonne sur le vert gazon ; un quatuor scénique plein de finesse, l’air de Colombine : Une vipère, plein de brio, et le duo de la comtesse et de Lélio : Puisque le destin nous amène. Je signalerai dans le second acte la chanson de Colombine : Chacun connaît de Colombine le pied fripon ; l’air de la comtesse : En venant ici, Colombine, et le quatuor final, Chanté par MM. Nicot, Morlet, Mmes Galli-Marié et Irma Marié.
Dictionnaire des Opéras. Dictionnaire Lyrique. Félix Clément, 1881.


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