Orteil en griffe et pratique de la danse

Quelle est l’évolution possible d’une griffe d’un orteil ?

Les déformations des orteils en griffe ont tendance à devenir définitives car les tendons vont eux-mêmes se rétracter ne laissant plus la possibilité aux orteils de s’étaler. « Les orteils en marteau restent habituellement souples au début, mais, au fil du temps, ils s’ankylosent. Ils finissent par rester bloqués en position courbée et ne peuvent plus être étendus. La pression s’accumule alors au bout de l’orteil, sur l’articulation du milieu et sous l’éminence métatarsienne (articulation métatarso-phalangienne). Cette pression accrue provoque l’épaississement de la peau des zones touchées. Cette peau sèche et épaisse est appelée durillon ou cor. Plus le cor est gros, plus il a l’effet d’un caillou dans la chaussure : il accroît la pression et, donc, la douleur. C’est pourquoi les personnes ayant des orteils en marteau ont besoin de chaussures au bout plus grand et modifiées de façon à réduire la pression exercée sur les cors. Ces personnes ont fréquemment du mal à trouver des chaussures confortables.

Il est souvent utile d’éliminer le cor avec une pierre ponce, ce qui permet de réduire la pression exercée sur la zone sensible. On peut aussi se procurer un coussinet métatarsien ou une orthèse avec un tel coussinet pour atténuer la douleur à l’éminence métatarsienne. Si vous essayez ces dispositifs, il est très important d’avoir des chaussures dont le bout est assez grand afin que l’avant-pied (partie avant du pied comprenant les orteils) ne soit pas trop serré, ce qui pourrait aggraver les symptômes. La meilleure façon d’assurer l’ajustement adéquat des chaussures est de se procurer un coussinet métatarsien ou une orthèse avant de les acheter, de sorte à les mettre dans les chaussures à l’essayage. » [2]
L’évolution se fait vers une déformation fixée qui ne disparaîtra plus. Le risque avec le temps est l’infection du durillon soit parce qu’il a été manipulé, soit en raison du frottement dans la chaussure.
Cette infection du durillon fait courir le risque de diffusion à l’os (ostéite) et à l’articulation sous-jacente (arthrite).

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