Mémoire procédurale

En 1980, Cohen et Squire introduisent la notion de mémoire déclarative et mémoire procédurale. La mémoire procédurale, non accessible à la conscience permet l’acquisition progressive d’habiletés motrices, grâce à l’entraînement. Elle s’oppose à la mémoire déclarative, verbalisable et accessible à la conscience, dont le contenu est constitué d’un ensemble de connaissances générales ou personnelles. Cette dichotomie repose sur l’observation de patients amnésiques qui présentent des troubles de mémoire impliquant le système déclaratif, alors que la mémoire relevant du système procédural est relativement préservée. Ainsi, un sujet amnésique peut se souvenir d’un apprentissage sensori-moteur (procédural) sans avoir conscience des circonstances spécifiques (mémoire déclarative) de cet apprentissage (par exemple, l’expérimentateur avec lequel il a appris l’épreuve, le lieu d’expérience…). Ce modèle a depuis été transformé et Squire différencie actuellement la mémoire déclarative et la mémoire non déclarative, laquelle comprend en plus de la mémoire procédurale, toutes les capacités par lesquelles l’expérience modifie le comportement de façon non consciente, sans permettre l’accès à aucun contenu mnésique (Squire, 1996).


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