Maladie pulmonaire d’un joueur de cornemuse due à une réaction allergique

Pneumopathie d'hypersensibilité chez un musicien

Poumon musicien joueur de cornemuse

La pratique d’un instrument à vent, trombone, saxophone, cornemuse expose à des risques pulmonaires liés à une hypersensibilité allergique due à un champignon présent dans l’instrument de musique. Le nettoyage des instruments doit être fait régulièrement.

Une équipe de pneumologues anglais décrit le cas d’un joueur de cornemuse de 61 ans qui est mort des suites d’une pneumopathie d’origine allergique. Ce musicien amateur a contracté une pneumopathie en relation avec la présence dans la cornemuse de champignons microscopiques.

Le diagnostic de pneumopathie d’hypersensibilité avait été établi quelques années auparavant en 2009. Des difficultés respiratoires importantes l’avaient conduit à consulter, il présentait malgré un traitement une toux sèche, une dyspnée et surtout une réduction de sa tolérance à l’exercice puisqu’il n’arrivait pas à faire plus de 20 mètres sans s’arrêter, alors qu’il pouvait marcher avant sans difficulté une dizaine de kilomètres.

Les pneumopathies d’hypersensibilité (PHS) sont des pneumopathies de mécanisme immunoallergique dues à l’inhalation chronique d'antigènes organiques ou chimiques auxquels le sujet a été préalablement sensibilisé, le plus souvent en milieu professionnel.

L’analyse des symptômes et les examens complémentaires avaient conduit au diagnostic de pneumopathies d’hypersensibilité, mais la recherche de la cause avait été négative malgré l’enquête réalisée. Les causes les plus fréquentes de cette maladie avaient été recherchées, telles que la présence d’oiseaux, jacuzzi, et d’autres activités qui auraient pu expliquer ce trouble.

Les symptômes de pneumopathie de ce musicien amateur étaient d’évolution progressive et insidieuse à l’exception d’une période de trois mois en 2011 lorsqu’il s’était rendu en Australie où ses symptômes s’étaient améliorés. Il faisait remarquer alors qu’il était capable de marcher 10 km sur la plage sans s’arrêter.

De retour au Royaume-Uni, ses symptômes se sont aggravés rapidement et il avait été à nouveau hospitalisé. Il n’avait pas d’antécédents médicaux importants, il était non-fumeur. Il aimait jouer de la cornemuse et il avait une pratique quotidienne. Lors de son séjour en Australie, il n’avait pas pris sa cornemuse. Il était traité de manière intermittente par de la prednisolone (corticoïdes) afin de maintenir la stabilité de ces troubles.

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