Maïa Plissetskaïa

 

 

 

 

 

 

 

 

Née à Moscou le 20 novembre 1925, la danseuse russe Maïa Plissetskaïa est décédée à l’âge de 89 ans, le 2 mai 2015, à Munich, d’une crise cardiaque. Maïa Plissetskaïa est considérée comme une des plus grandes danseuses de son temps. Elle est faite « prima ballerine assoluta » du Bolchoï en 1962, deux ballerines seulement ont été ainsi consacrées.
Ses parents font partie de l’intelligentsia juive, son père, ingénieur et consul a été fusillé en 1938 sous Staline, et sa mère née Rachel Messerer, actrice de cinéma avait été envoyée dans un camp  de travail au Kazakhstan comme "membre de la famille d’un traître à la patrie". Elle sera déportée avec son plus jeune fils, âgé de 7 mois, qui deviendra maître de ballet au Béjart Ballet de Lausanne.

En haut à gauche, avec son père Mikhaïl Plissetski ; en bas à gauche Mikhail Plissetski, Rachal et Maïa.
A droite, avec sa tante Soulamith Messerer.

Maïa Plissetskaïa sera confiée à sa tante Soulamith Messerer, son oncle était à cette époque l’un des meilleurs pédagogues de l’école de danse du Bolchoï.
Maïa Plissetskaïa est admise en 1934 à l’école de danse du Théâtre Bolchoï. Elle intégrera le Ballet du Bolchoï en 1943 et commence sa carrière en même temps que Galina Ulanova. Désormais elle ne cessera de danser. Elle ne fera jamais partie du corps de ballet, elle devient directement soliste. Elle dansera devant Staline pour l’anniversaire de celui-ci : « J’avais peur », se souvient-elle. « J’étais morte de trac et le parquet était une véritable patinoire. Je scrutais sans cesse le public, cherchant qui était responsable du malheur de ma famille ».
La fougueuse Maïa Plissetskaïa s’est illustrée comme danseuse soliste dans un grand nombre de ballets, parmi lesquels Raymonda, Carmen-Suite, Don Quichotte, Roméo et Juliette, etc. Dotée d’un grand sens artistique, elle a interprété chaque personnage avec émotion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle dansera presque 50 ans au Bolchoï. En 2005, à 80 ans, elle avait interprété au Kremlin Ave Maïa que lui avait dédié Maurice Béjart. En 2006, pour fêter ses 80 ans et malgré des problèmes de dos, elle était remontée sur scène à l’espace Cardin.

Après avoir longtemps vécu à Munich, elle résidait à Madrid, ainsi qu’en Lithuanie. Maïa Plissetskaïa n’a pas eu d’enfant.
Maïa Plissetskaïa est morte d’une crise cardiaque en Allemagne. Elle était l’épouse le compositeur russe Rodion Chtchedrine. M. Vladimir Ourine, directeur du théâtre du Bolchoï précisait : « « Il y a quelques semaines, nous nous étions revus (...), elle était en pleine santé, elle faisait des blagues. Mais voilà, c'est arrivé, le cœur de la plus grande des ballerines s'est arrêté. » « Ce n'était pas que la Russie, mais le monde entier qui le savait : Maïa Plissetskaïa était le symbole du ballet russe du XXe siècle », a-t-il conclu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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