La méditation à l’intention des musiciens, chanteurs, danseurs

La méditation avec ou sans objet

Globalement, on distingue la méditation avec objet et sans objet


La méditation avec objet (son, objet matériel, immatériel etc.)

Avec objet : dans cette méditation, on se concentre sur un objet. L’objet d’attention peut être la respiration, une image, un symbole, un objet concret ou imaginé, un son, un chant, un mot ou une formule répétitive (mantra).

Pour faciliter le lâcher prise et se concentrer sur l’ici et maintenant, le méditant va se centrer sur un support méditatif. Il existe également dans ce domaine de nombreuses variantes selon le type de pratique.
Disons tout de même qu’il s’agit d’abord de s’entraîner à maintenir son attention et à empêcher l’esprit de se laisser emporter par les pensées qui surgissent sans arrêt. Pour maintenir cette attention, la plupart des approches préconisent de se concentrer sur quelque chose qui occupe tellement l’esprit que celui-ci ne peut plus penser (temporairement, du moins).

  • Un son : une syllabe (« aum », par exemple), (Om ou Aum) est un des symboles les plus sacrés de l’hindouisme : il est utilisé comme préfixe et parfois suffixe aux mantras et à toute prière hindoue). Il est considéré comme la vibration primitive divine de l’Univers qui représente toute existence. Cela peut-être aussi une expression qui nous est personnelle ou un mantra (formule sacrée). On peut les répéter mentalement, les articuler sans émettre de bruit ou les prononcer à voix haute. Dans ce dernier cas, les vibrations provoquées à partir des cordes vocales sont censées amener le corps à de bonnes dispositions.
  • Un objet. Regarder fixement la flamme d’une chandelle, par exemple, une image qui nous est chère ou un dessin de forme géométrique.ou tout autre chose dans la mesure ou l’esprit pourra s’apaiser et ne pas donner prise à de nouvelles pensées.
  • Une image mentale. La représentation mentale est une représentation que l’on se fait, par la pensée, d’une image, d’un concept ou d’une situation) (l’objet ou la situation est recréé in imagine, la mer, un arbre ou quoi que ce soit qui nous inspire).
  • La respiration. La technique sans doute la plus courante aujourd’hui consiste à être conscient de l’air qui pénètre le corps, qui en est expulsé, qui pénètre encore… Comme la respiration est un mouvement permanent et infaillible, elle donne une ancre stable à l’effort d’attention : la conscience du souffle, de l’expulsion de l’air à partir de bas de l’abdomen, et la pénétration de l’air par le nez ; le mouvement rythmé, régulier de va et vient de la respiration.

Mais l’esprit vagabonde sans cesse et la plupart des personnes qui pratiquent la méditation doivent recourir à certains trucs pour conserver l’attention. On peut, par exemple, compter les respirations jusqu’à dix, puis de 10 à 1 ; ou compter pendant l’inspiration et reprendre le décompte pendant l’expiration. On peut fixer son attention sur la sensation de l’air quand il passe dans les narines ou quand il provoque l’expansion et la contraction de l’abdomen, etc.
Cela dit, il ne s’agit surtout pas d’une activité guerrière où il faut se battre contre les pensées. C’est une activité de lâcher prise où l’on accepte que les pensées défilent, comme des nuages qui défileraient devant ses yeux.

La méditation sans support
il s’agit alors, selon cette méthode, d’être présent et de rester conscient et disponible à l’épanouissement spontané du silence. C’est un état de lucidité silencieuse sans support, une vigilance où les constructions mentales sont absentes. C’est une observation ouverte, sans jugement, sans comparaison ni interprétation ; nous ne pouvons l’objectiver.

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