La méditation à l’intention des musiciens, chanteurs, danseurs

Existe-t-il des conditions pour une bonne pratique de la méditation ?

Comment pratiquer la méditation ?


La méditation peut se pratiquer sous des formes très variables, selon les écoles et les traditions. Ces conditions semblent peu influencer les effets, dans la mesure où la pratique est régulière et fréquente (quotidienne ou pluri-quotidienne).
Il existe pourtant de manière conventionnelle des conditions qui paraissent optimales dans le plus grande nombre de situations méditatives : boudhisme, méditation transcendantale, mindfullness.
Selon les différentes écoles, et elles sont nombreuses, la méditation peut se pratiquer debout, assis, en marchant, les yeux ouverts ou fermés, silencieusement ou en répétant un mot, l’esprit concentré sur une image ou non… Il ne semble pas exister de grandes différences dans les effets d’une forme par rapport à une autre, l’élément le plus déterminant étant une pratique assidue.
Il existe des conditions favorables à la méditation surtout pour le débutant.

Les conditions de l’environnement méditatif
Plus encore en période d’apprentissage, il est utile de privilégié le cadre et le lieu propice à la méditation.
Le calme et la tranquillité sont les premières conditions. Diminuer les stimulations du monde extérieur, les sollicitations (téléphone, télévision) permet de mieux entrer dans la méditation. Une neutralité neuro-sensorielle est à rechercher, un lieu agréable et clair, propre et bien rangé, plutôt dépouillé pour éviter que le regard ne soit trop sollicité.
Tous les facteurs environnementaux doivent concourir au bien-être par le désinvestissement des sens décrit métaphoriquement par l’expression « retourner son regard vers l’intérieur ».
Peu à peu, la méditation pourra sa faire dans des milieux divers, le méditant aura acquis la possibilité de s’isoler du milieu extérieur (métro, dans la loge pour l’artiste, ou dans une chambre d’hôtel, dans un jardin).

Les facteurs physiologiques et corporels
Les paramètres physiologiques et posturaux influent sur notre état mental. Les conditions de méditations se doivent d’être facilitantes
Privilégier les vêtements amples, dans lesquels on ne se sent pas compressé, boudiné, pour mieux respirer et se sentir libre dans son corps, avec une aisance au niveau des plis corporels.
Pratiquer à distance d’une prise alimentaire. L’effet de la digestion peut entraîner un assoupissement, et par ailleurs une accélération du rythme cardiaque.

  • La posture globale
  • La posture doit être stable, équilibrée, centrée, relaxée et légère Si la position assise est la plus utilisée, la méditation peut se pratiquer avec l’habitude de manière variable, même en marchant. La posture à rechercher ne doit ni être trop relâchée, ni trop rigide. Cette posture doit être précise, il est nécessaire de ressentir cette position et, du moins au début, d’en contrôler sa justesse.
  • La position assise est droite, une tête bien droite dans la prolongation du buste, Après avoir dirigé le buste et la tête, obtenir une détente des épaules et du dos et de l’abdomen sans changer de position.
  • position du menton il est conseillé d’avoir le menton légèrement rentré,
  • le tronc étiré vers le haut
  • les jambes sont en tailleur
  • Les yeux sont légèrement ouverts, dirigés vers le bas, sans rien fixer de particulier. Puis le regard se fixe de lui-même et les yeux ne sont plus agités de mouvements perpétuels. L’activité des yeux va avec celle de la pensée. Ceux qui savent méditer peuvent garder les yeux ouverts, à condition d’avoir le regard rentré à l’intérieur, sans rien regarder, les yeux défocalisés.
  • Les mains : il existe un grand nombre de positionnement des mains selon les techniques. La main droite et gauche peuvent simplement et respectivement se trouver à plat, reposant sur les membres inférieurs, la paume de la main vers le bas, avec l’extrémité des doigts libre.
  • La bouche Elle est fermée, la pointe de la langue touche le haut du palais derrière les dents.
  • La respiration
    La respiration est, après la posture, un élément fondamental de la méditation. La première étape est de placer sa respiration. Elle sera fluide, profonde, à un rythme posé et lent. La deuxième étape est de prendre conscience de la technique, puis de l’intégrer pour qu’elle devienne le plus naturelle possible. Expirer, puis inspirer calmement, ouvrir assez légèrement la bouche et expirer à partir de l’abdomen. Puis continuer à inspirer par le nez. Il faut placer cette respiration, comme la posture, ensuite elle doit se développer à son rythme naturel.

On peut noter que ces caractéristiques peuvent plus être précises dans le cas de méditation de type zazen ou du yoga (position du lotus). De même, il existe des matériels permettant une assise facilitée (zafu, banc de méditation).
La méditation peut également se faire assis sur une chaise, mais aussi debout en marchant (Vous devez marcher lentement, le corps bien droit, les deux mains sur votre ventre, les yeux fixés sur le sol), ou bien allongé à plat sur le dos sur un tapis ou un matelas ferme, sur une pelouse ; joignez les genoux près de vos fesses, tête posée sur un coussin ferme, bras le long du corps, mais pour commencer il est préférable de mettre en place une posture assise comme ci-dessus.

Les dispositions psychologiques
État d’esprit et état corporel sont intimement liés. Trouver un placement corporel organisé et libre permet dans un même temps de placer l’esprit dans les meilleures conditions pour méditer.
Une respiration courte, rapide, superficielle va de pair avec une pensée agitée. Une posture rigide induit une difficulté de lâcher prise. Le corps, la posture, la respiration maîtrisés permettent le silence du corps et par là celui de l’esprit.
La technique méditative permet de se centrer sur soi, d’obtenir le calme du fonctionnement de la conscience. Si le lâcher prise est médié par le corps, il s’agit avant tout d’une caractéristique psychique et cognitive. La méditation se vit dans l’instant présent. Les pensées, émotions qui pourraient venir parasiter cet instant ne doivent faire l’objet d’aucun effort, pas même celui de les chasser. Lorsqu’une difficulté mentale, une pensée ou une émotion surgit, le retour au corps, au souffle respiratoire, à l’équilibre corporel permet en général de lutter contre la dispersion de la pensée et le retour au calme sur le plan cognitif.
Une pratique assidue est la meilleure manière de méditer.

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