Compressions nerveuses chez le musicien

Symptômes d'irritation nerveuse

On peut retrouver ces phénomènes d’irritation nerveuse à différents niveaux du membre supérieur et ils peuvent concerner l’ensemble des nerfs qui innervent le membre supérieur : nerf médian, cubital, radial. Des symptômes vont se retrouver dans la zone de distribution du nerf irrité.

Fourmillement, engourdissement, paresthésie

Le symptôme caractéristique des syndromes de compression nerveuse est la sensation de fourmillement, d’engourdissement, de paresthésie de la zone innervé. L’examen clinique va rechercher les manœuvres permettant de mettre en évidence la compression nerveuse, le nerf concerné, le ou les sièges de la compression.

La percussion du nerf au niveau de la compression nerveuse déclenche le symptôme douloureux et/ou de fourmillement, de décharge électrique dans la zone innervée, c’est le signe de Tinel.
L’atteinte du nerf peut entraîner des symptômes sensitivo-moteurs selon le type de nerf touché, l’intensité de l’atteinte. Le déficit sensitif précède les signes moteurs qui sont généralement des signes tardifs chez le musicien, en dehors de la compression du nerf interosseux antérieur qui est exclusivement moteur.
Le moindre déficit sensori-moteur peut entraîner une difficulté extrême de la performance musicale.

Les symptômes sont discrets au début, mais peuvent malgré tout être perçus précocement par le musicien du fait de l’exigence de sa technique. Le moindre déficit sensori-moteur peut entraîner une difficulté évidente pour l’instrumentiste, même si les symptômes sont minimes pour l’examinateur. Le musicien pourra ressentir une faiblesse, une maladresse, un défaut de précision, plus rarement une légère atrophie des muscles innervés.
Les symptômes ne peuvent s’exprimer que dans les phases de travail à l’instrument, mais le plus souvent on retrouve une recrudescence nocturne ; le classique engourdissement des doigts au cours de la nuit est un symptôme qui doit alerter le musicien.

L’ensemble des instruments sont concernés, mais les syndromes canalaires fonctionnels répondent aux contraintes techniques et posturales de l’instrument et aux composantes individuelles de jeu, de répertoire, de postures, et de ce fait certains syndromes seront plus caractéristiques de telle ou telle pratique instrumentale.
Tel instrument demande un appui plus important d’une zone anatomique au niveau d’un doigt par exemple (clarinette), tel autre exige une flexion importante du poignet (violon, alto), un autre encore se joue avec une flexion du coude (accordéon).
Des facteurs favorisants peuvent être retrouvés : le genre féminin est plus exposé, la présence d’une hypermobilité, d’une maladie rhumatismale, un diabète, la grossesse. Mais le facteur prépondérant est à rechercher en général dans la pratique instrumentale elle-même, car le geste et la posture sont des facteurs déclenchants et favorisants importants.

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