Alexandre Astruc

Réalisateur, Scénariste

Alexandre AstrucRéalisateur, scénariste Alexandre Astruc né le 13 juillet 1923 à Paris est mort  le 19 mai 2016 à Paris à l'âge de 92 ans.
Son père est rédacteur en chef d'un magazine de mode et d'une mère dessinatrice pour des journaux féminins.
Doué pour les mathématiques, Alexandre Astruc des études de droit puis collabore à la revue Messages (poésie). «. Il écrit sur Queneau, Giraudoux ou Blanchot dans les revues de la zone libre (Messages, Poésie 42, Confluences) et publie son premier roman, Les Vacances (premier d’une bonne demi-douzaine), à la fin de la guerre, en 1945. Il devient très vite une figure de Saint-Germain-des-Prés, se lie d’amitié avec Sartre (sur lequel il réalisera trente ans plus tard Sartre par lui-même, un remarquable témoignage filmé), est engagé par Camus à Combat.»[Cinémathèque française 20 mai 2016]

Avec son premier film, « Le rideau cramoisi », qui obtint le prix Louis Delluc, il offrit l’un de ses premiers grands rôles à une merveilleuse actrice, Anouk Aimée. On lui doit aussi de très belles adaptations de Flaubert et de Maupassant.
il est assistant réalisateur de Marc Allégret pour Blanche Fury (1947), avant de réaliser son premier court métrage, Ulysse ou les Mauvaises Rencontres, en 1948.
Alexandre Astruc est l’auteur d’un mémorable article écrit en 1948 où il mettait à l’honneur le concept de « caméra stylo » qui revendiquait pour le cinéma, avec les moyens qui lui sont propres, la capacité d’exprimer une pensée avec autant de précision et de puissance évocatrice qu’un essai ou un roman, et posait les fondements théoriques d’un véritable cinéma d’auteur. « Le texte influencera les futurs cinéastes de la Nouvelle Vague et liera, à son corps défendant, Astruc au mouvement. Il disait dans Libé en 2002 : « Ce qui m’horripile est la filiation qu’on m’attribue avec la Nouvelle Vague. Cent fois, on m’a dit : « Vous êtes l’inventeur de la Nouvelle Vague, la caméra-stylo a initié le mouvement…» Pour moi, il y a Godard, qui a du génie, et Rohmer, grand cinéaste. Le reste, je peux m’en passer. En revanche, certains films ont fait ma vie, Mizoguchi qui m’a fait pleurer avec Contes de la lune vague, et Murnau. Quand Langlois a montré l’Aurore à la Cinémathèque, je suis parti au milieu de la projection, c’était trop beau. En fait, je n’allais à la Cinémathèque que comme futur réalisateur.» [Libération  19 mai 2016]


 

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