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Verrerie d’art et produits cancérogènes


Verrerie d’art et produits cancérogènes

Le CIRC a classé le travail du verre en 2A (voir ci-dessous) en ce qui concerne la verrerie d’art, le verre pressé et la production de verre technique dès 1993.

La matière première du verre est la silice, celle-ci peut être associée à de nombreux composants dont les "oxydes de plomb (verre de cristal), l’acide borique et des métaux sous forme d’oxydes utilisés pour colorer ou décolorer le verre (antimoine, chrome, manganèse, cadmium, cobalt, cuivre)" [1]. Aujourd’hui en milieu industriel, la plupart des étapes liés à ces techniques sont fortement mécanisées et les risques liés à l’exposition de l’ensemble de ces process sont limités. Toutefois ce n’est pas le cas en artisanat d’art et dans des pratiques artistiques lié à ce matériau ou le risque est bien moins maîtrisé.

Agents cancérogènes

Les agents cancérogènes qui peuvent intervenir dans cette activité sont la silice cristalline, mais aussi l’amiante qui est utilisé comme isolant thermique ; suivant la pratique on trouvera également du cadmium, de l’arsenic, du chrome, des "acides forts émanant des opérations de polissage et de finition" [1]. Certains colorants utilisés dans certaines pratiques sont cancérogènes pour la vessie.

Dans ce secteur, sur le plan industriel qui est bien mieux protégé que les pratiques d’art et d’artisanat, le risque de cancer du poumon varie de 1,2 à 6,2. Le risque de cancer du larynx varie entre 1,66 et 4,5.

La prévention de ces risques et la surveillance médicale orientée sur la sphère pulmonaire, laryngée et vésicale paraissent indispensables pour les artistes qui peuvent se trouver exposés.

A savoir

Le CIRC est le Centre International de Recherche sur le Cancer

Sa fonction principale est de faire des études afin de rechercher les causes de cancers et principalement ceux qui sont liés à des facteurs environnementaux.

Depuis 1971, plus de 900 agents ont été évalués parmi lesquels 400 ont été classés comme étant cancérogènes ou potentiellement cancérogènes pour l’homme.

Elle établit une classification des risques cancérogènes qui fait référence

Groupe 1 : L’agent est cancérogène pour l’homme.

Groupe 2A : L’agent est probablement cancérogène pour l’homme.

Groupe 2B : L’agent est peut-être cancérogène pour l’homme.

Groupe 3 : L’agent est inclassable quant à sa cancérogénicité pour l’homme.

Groupe 4 : L’agent n’est probablement pas cancérogène pour l’homme.


Rédacteur Docteur Arcier André, fondateur de Médecine des Arts


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[1] Archives des Maladies professionnelles, 2001, vol.62, juin, 3-4


Réalisation : Octavo