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Une vieille femme pas si grotesque


Une vieille femme pas si grotesque

On a toujours pensé que Quentin Metsys, peintre flamand du XVI° siècle s’était inspiré d’une peinture de Léonard de Vinci pour son portrait que l’on nomme La Vieille Femme grotesque.

Quentin Metsys (né en 1466 à Louvain, mort en 1530, peut-être le 13 juillet) est un peintre flamand, fondateur de l’école d’Anvers. Son prénom et son nom sont orthographiés de plusieurs manières : Quinten ou Kwinten, Massys, Matsys ou encore Matsijs. Quentin Metsys peut être considéré comme le dernier grand peintre de l’école primitive flamande. De nombreux spécialistes pensent que la personne qui est représentée sur cette peinture n’a jamais existé ; pour d’autres il pourrait s’agit du portrait de Margarete Maultasch, comtesse du Tirol. Cette femme a par ailleurs inspiré Lewis Carroll pour le personnage de la reine dans Alice au pays des merveilles.

Pourtant deux médecins anglais qui ont étudié avec une grande attention ce portrait émettent l’hypothèse que la vieille femme représentée aurait une maladie de Paget et c’est de manière précise qu’il l’a peinte.

Le portrait La Vielle Femme grotesque est exposé jusqu’au 18 janvier à la Tate Gallery de Londres. Cette hypothèse figure dans le catalogue de l’exposition.

La maladie de Paget est une dystrophie osseuse déformante. Elle se caractérise par un remaniement osseux excessif et anarchique aboutissant à une désorganisation de la structure osseuse et de la morphologie des os. Un des signes cliniques particulier à cette maladie est l’élargissement du crâne. Le fameux signe du chapeau : le malade est obligé de changer régulièrement de taille de chapeau et de prendre des couvre-chefs de plus en plus grands au fur et à mesure de l’évolution de la maladie.


Réalisation : Octavo