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Les cuivres : instruments de musique et instrumentistes. Introduction. Leçon 1


Les cuivres : instruments de musique et instrumentistes. Introduction. Leçon 1

Les cuivres modernes

trompette, cor d’harmonie, trombone à coulisse, tuba


Les instruments décrits se retrouvent dans les formations suivantes :

- l’orchestre symphonique : il regroupe tous les instruments : les cordes, les vents, les percussions
- l’orchestre d’harmonie : tous les vents et les percussions
- l’orchestre de cuivres
- le brass band : formation de cuivres d’origine anglo saxonne : cornets, bugles, saxhorns altos et barytons, euphonium, trombones, saxhorns contrebasses et percussions
- les quintettes de cuivres : 2 trompettes, 1 cor, 1 trombone, 1 tuba
- le quatuor de trombones
- le concerto : 1 cuivre soliste accompagné par un orchestre
- la sonate : 1 cuivre et un piano

Les instruments à vent

Il existe des sous familles chez les instruments à vent.
- les bois
- les cuivres
- les chanteurs

La distinction ne provient pas des matériaux de fabrication mais du principe de production du son et plus précisément de production de la vibration. En effet la flûte traversière, le saxophone, fabriqués en métal, font partie de la famille des bois comme la clarinette, le hautbois et le basson.

Chez les bois, la vibration est créée par l’instrument. Elle est fabriquée par la combinaison de la vitesse d’air et d’une anche qui est intégrée à l’instrument (hanche simple pour la clarinette et le saxophone, hanche double pour le hautbois et le basson) ou d’un biseau comme sur la flûte traversière.


Chez les cuivres, la vibration est fabriquée directement par l’instrumentiste : ce sont ses lèvres qui vibrent au passage de l’air.

Chez les chanteurs, la vibration est créée au niveau des deux cordes vocales. Celles- ci se rapprochent pour former une anche double. L’air passe et les fait vibrer. La vibration est ensuite portée par le souffle vers la cavité buccale où elle est enrichie, amplifiée pour créer les différents sons utiles à la parole et au chant.

Principe d’émission du son chez les cuivres

Le principe repose sur la fabrication d’une vibration réalisée lors de la rencontre de l’air expulsé par les lèvres du musicien.

Cette vibration, essence du son, se nomme le buzz. (traduction de bourdonner, vrombir en anglais)

La vibration, plus ou moins rapide selon la vitesse de vibration des lèvres et de la vitesse de l’air expulsé, est portée par le souffle vers un entonnoir : l’embouchure. Elle est ainsi canalisée et dirigée dans le tube qui constitue le corps enroulé sur lui même de l’instrument.

A la sortie de l’embouchure, la vibration va rencontrer le tube (plus ou moins long et large suivant la taille de l’instrument).Ce tube, renfermant de l’air, a une capacité à propager à son tour une vibration initiée par le buzz. Celle- ci va parcourir la totalité du tube contenant la colonne d’air, jusqu’ au pavillon, partie évasée à l’extrémité de l’instrument qui va projeter le son et l’amplifier.

La fabrication du son

L’instrumentiste expulse de l’air à une vitesse déterminée pour mettre en vibration les lèvres, mises en tension en fonction de la hauteur de note voulue.

Les lèvres, en contact avec l’embouchure, sont plaquées contre celle-ci lors du passage de l’air.

La vibration se propage ensuite dans l’embouchure qui canalise l’air vers le corps de l’instrument qui va amplifier le son.

Lorsque le musicien crée une vibration, il crée par extension une note. La note la plus grave, différente en fonction de la longueur du tube est appelée fondamentale.

De cette fondamentale, il est possible de produire une série de notes plus aiguës appelées harmoniques, sans modifier quoi que ce soit au niveau de l’instrument. Ces notes s’obtiennent par une vitesse d’air plus rapide et une tension des lèvres plus grande.

Suite d’harmoniques : un exemple en partant de la note do comme fondamentale

Ce principe de succession de notes se retrouve chez les instruments comme le clairon et le cor naturel. Ces instruments sont des tubes enroulés sur eux mêmes, tubes d’une certaine longueur qui détermine un son fondamental avec à l’extrémité une embouchure et à l’autre un pavillon qui permet de projeter le son. Ils ne possèdent aucun système de coulisse ou de pistons et sont appelés de ce fait instruments naturels.

Il faut remarquer que les sons produits ne sont pas tous d’une justesse absolue les uns part rapport aux autres. Certaines notes sont un peu trop hautes ( notes 3,6,9,12,13), et d’autres un peu trop basses (5,7,10,11,14,15). La justesse sera alors rétablie en cours du jeu par l’instrumentiste qui va prendre en compte cette particularité. Il ajustera les notes avec les lèvres mais également en utilisant des coulisses d’accord prévues sur l’instrument.

Instruments chromatiques

L’invention des pistons (vers 1820) a permis de développer la technique instrumentale. Le musicien ne produit plus les sons uniquement avec les lèvres mais avec l’intervention des doigts qui, par appui sur les pistons, et par différentes combinaisons, permettent de jouer tous les sons de la gamme chromatique, composée de 12 notes : do, do#, ré, ré#, mi, fa, fa#, sol, sol#, la, la#, si.

Le tube initial de l’instrument naturel est complété par un système de tubes ajoutés. Le fait d’appuyer sur un piston fait dévier l’air dans ces tubes. Il parcourt un chemin plus long, il en résulte un son plus grave. L’instrument ainsi rallongé peut produire une nouvelle fondamentale et donc de nouvelles harmoniques. Il peut alors jouer toutes les notes et devient un instrument chromatique et non plus seulement naturel.

trompettes et cors naturels
trompettes et cors naturels
trompettes et cors naturels

Les cuivres doux et cuivres clairs

Les cuivres clairs :

- les trompettes
- les trombones
- les saxhorns
- les tubas

La perce (tube formant le corps de l’instrument) est cylindrique, c’est à dire de même diamètre le long de l’instrument. En conséquence les sons sont plus brillants.

Les cuivres doux :

- les cors
- l’euphonium
- les bugles
- les cornets à pistons

La perce est conique, c’est à dire qu’elle s’élargit sur toute sa longueur, les sons produits sont plus feutrés, plus doux.

La différence vient de la forme de la perce de l’instrument. Sa géométrie interne (cylindrique ou conique) va influer sur les caractéristiques sonores de l’instrument. Certains instruments sont cylindriques et coniques, c’est-à-dire que la perce n’est pas toujours la même sur toute sa longueur. C’est le cas de l’euphonium, très proche des saxhorns mais qui possède un son moins brillant car sa perce n’est qu’en partie conique. Il est donc difficile de le classer. Suite aux différents entretiens avec des professionnels, il semble qu’une majorité le place dans les cuivres doux.

Les familles d’instruments

Dans chaque famille, il existe des tailles différentes. Plus l’instrument est gros, plus il fera des sons graves. Plus sa taille sera petite, plus il accèdera facilement aux notes aiguës.

Les instruments sont utilisés en fonction du répertoire, du style de musique et de la facilité à jouer dans des registres extrêmes.

De ce fait, les musiciens sont amenés à jouer plusieurs instruments de leur famille d’instruments. Au cours d’un même concert, il est possible de voir un trompettiste jouer de trois instruments différents.

Heureusement, les musiciens ne doivent pas réapprendre à jouer de chaque instrument car ils fonctionnent tous de la même manière : les doigtés sont identiques, peu importe leur différence de taille.

Pour un même doigté, ce qui change, c’est la note qui sort de l’instrument. Un trompettiste qui utilise les pistons pour jouer un do sur tous ses instruments, fait entendre des sons différents car la longueur du tube est différente sur chacune de ses trompettes
- un sib avec une trompette sib, (deux notes en dessous en partant do)
- un ré avec une trompette en ré (une note au dessus du do)


Rédactrice : Valérie Lamy, Médecine des arts®
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De nombreux articles de la revue Médecine des arts sur la santé et la physiologie des instrumentistes à vent.


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