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Expo Danse : Photographies : "ELECTRONS LIBRES"


Expo Danse : Photographies : "ELECTRONS LIBRES"
Exposition mai, juin 2008

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES DE SARAH ZHIRI SUR LA DANSE ET LES DANSEURS

Les photographies ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es dans le cadre d’une commande du CNSMDP (Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique et de Danse de Paris).
Les élèves présents sur les clichés sont pour la plupart actuellement au Conservatoire.
Nouveaux venus, ils sont encore là pour quelques années.
D’autres terminent leur cursus dans quelques mois, quelques semaines.
Certains d’entre eux sont en route depuis peu, aux prĂ©mices de leur carrière.

Le parcours visuel proposĂ© fait passer du groupe Ă  l’unitĂ© pour tenter de cerner les personnalitĂ©s des danseurs qui, partant d’apprentissages communs, dĂ©cideront de leur propre trajectoire et Ă©volueront - selon leur histoire, leurs besoins, leurs envies - comme des Ă©lectrons libres.

Cette exposition tĂ©moigne d’une actualitĂ© Ă©phĂ©mère : celle de la contemporanĂ©itĂ© de ces danseurs.

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Des corps dans un cadre : de prime abord, cela ressemble Ă  une petite armĂ©e très graphique qui se forme dans l’espace d’une salle de danse. Les Ă©lèves essayent, rĂ©pètent, recommencent, corrigent et assimilent consciencieusement les gestes qu’ils apprennent. Ils sont une nuĂ©e vive de corps qui doivent frĂ©mir en chĹ“ur. Chaque Ă©lève prend sa place et compose avec les autres un ensemble, un tout, une classe. Les attitudes se calquent, dans les mouvements comme dans les moments de pause.

Dans cette ribambelle de corps qui s’imitent, focaliser sur un morceau de chair laisse malgrĂ© tout Ă  distance : on s’approche sans reconnaĂ®tre. On est dans la matière, la texture, le grain, sans savoir exactement Ă  qui appartient ce pied, cette main, cette Ă©paule, ce dos.

Et c’est parfois un simple port de tĂŞte qui nous lie Ă  la danse. Car il y a l’ambivalence de ces jeunes gens rĂ©solument actuels Ă  qui l’on enseigne une discipline rigoureuse qui s’accommode de ses hĂ©ritages. Des visages, des figures se dĂ©voilent, avec leurs caractères particuliers ; certains concentrĂ©s, d’ autres rĂŞveurs. En allant du tout vers l’individu, on extrait les tempĂ©raments de la masse. L’essence de chacun semble Ă©merger, et comme des signaux accidentels, les prĂ©sences cohabitent et se nourrissent de leurs diffĂ©rences.

Les cours sont comme un laboratoire du mouvement. Ce sont des moments intimes où les corps sont en recherche, hésitent dans un entre-deux. Puis les gestes deviennent reponsables d’une émotion naissante. Ce que l’on capte dans ces situations s’épanouit comme en secret, loin de l’univers d’une représentation. Sur le vif, les choses commencent à prendre forme. Après risques et tentatives, le travail aboutit à la conscience des corps qui s’incarnent, dans des instants qui leur appartiennent.


Du 31 mars au 19 mai 2008

PROLONGATION JUSQU’AU 30 JUIN 2008

Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) Hall des salles publiques 209, avenue Jean Jaurès 75019 PARIS

M° Porte de Pantin (ligne 5)

Entrée libre Ouvert tous les jours de 10h à 19h

TĂ©lĂ©phone : 01 40 40 46 33

Informations : Exposition danse ELECTRONS LIBRES de Sarah Zhiri
contact@sarahzhiri.com



Réalisation : Octavo