Os wormiens. Anatomie artistique. Leçon 14

Ce sont de petits os qui sont situés à l’intérieur de divers os constituant le crâne (pariétal, occipital, pariétal …). Ces os sont en nombre variable, plus important que la normale chez certains individus, ils se développent dans les sutures des os du crâne. On en trouve parfois dans la fontanelle postérieure, nommé l’os triangulaire de Blasius, parfois également dans la fosse temporale, que l’on a nommé crophatal (du grec crophatas, tempe).

Les os wormiens sont de petits os surnuméraires que l’on rencontre parfois entre les divers os du crâne. On les retrouve donc de manière inconstante chez l’homme.
"Chez certains sujets on en rencontre très peu, chez d’autres un nombre bien plus important. On les retrouve variables par leur nombre mais aussi par leurs formes, leur volume et la situation. On les nomme parfois les clefs du crâne, ils se développent dans les sutures des os de cette cavité.
Ces os sont retrouvés en général dans la suture formée par les pariétaux et l’occipital ; l’angle supérieur de l’occipital peut même parfois être remplacé par un os wormien. Près de l’angle postérieur et supérieur des deux pariétaux, on retrouve également souvent des os wormiens. Leur localisation est bien plus rare au niveau des sutures latérales du crâne ainsi qu’au niveau de la base du crâne.

Voûte crânienne
1. Bosse frontale moyenne et suture mésopique ; 2. Bosse frontale latéral ;
3. Bregma ; 4. Suture frontale pariétale ; 5. Suture sagittale ;
6. Bosse pariétale ; 7. Obélion ; 8. Suture lambdoïde ;
9. Trou pariétal ; 10. Lambda.

La forme de ces os wormiens est très variable notamment selon leur localisation. Ils adoptent souvent la forme des portions d’os qu’ils remplacent. Ils s’articulent avec les os auxquels ils sont au voisinage direct.

Ces os sont nommés wormiens, du nom d’un médecin danois Olaus Wormius ou Worm, qui les a décrits au commencement du XIIe siècle. D’après Testut, bien avant lui, Gonthier d’Andernach, médecin de François 1er et l’un des maîtres de Vésale, avait donné une bonne description de ces productions osseuses, connues d’ailleurs depuis la plus haute antiquité. On sait qu’elles tenaient une place importante dans la pharmacopée des médecins grecs qui les employaient contre les affections cérébrales, l’épilepsie, etc.

"Les os wormiens se distinguent en deux catégories, les os wormiens vrais et les os wormiens faux.
Les os wormiens vrais se développent par des points d’ossification anormaux. _ Les os wormiens faux sont constitués par certains points d’ossification normaux d’un os crânien, restés indépendants des autres points d’ossification de la même pièce osseuse. L’os épactal est un exemple d’os wormiens faux.
Les os wormiens vrais se distinguent en deux groupes principaux : les os wormiens d’origine membraneuse et les os wormiens d’origine cartilagineuse (Augier) ; il faut encore distinguer, dans chacun de ces groupes, des os wormiens fontanellaires, des os wormiens suturaux et des os wormiens enchâssés dans un os crânien.
Les os wormiens fontanellaires peuvent exister au niveau de toutes les fontanelles et prennent le nom de la fontanelle où ils sont développés. On rencontre assez fréquemment un os wormien astérique et un os wormien ptérique ; les os wormiens lambdatique, bregmatique, glabellaire, etc. sont beaucoup plus rares.


 

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