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10 recommandations sur la fibromyalgie


10 recommandations sur la fibromyalgie

La fibromyalgie correspond à une entité clinique fonctionnelle, faite de douleurs diffuses chroniques apparemment inexpliquées. Ce syndrome ne correspond à une maladie, mais doit être évoqué sans polémique sur sa nature, pour éviter les examens et traitements inutiles. Il ne peut être retenu qu’après avoir éliminé des pathologies organiques avec lesquelles il peut être confondu ou associ. Cette pathologie relativement fréquente chez la femme, peut parfois être confondue avec un syndrome de surmenage polyalgique. Il est important alors de revenir à la clinique ainsi qu’à l’analyse des gestes liés à la pratique artistique, musique, danse, chant, cirque, arts plastiques.

Les patients dont l’approche est souvent complexe et la prise en charge difficile, ne doivent pas être rejetés, mais au contraire pris en charge de façon individualisée et le plus souvent multidisciplinaire (rhumatologue, psychiatre, rééducateur…)

Il n’existe pas de profil psychologique spécifique, ni de preuve permettant de rapporter ce syndrome à une origine uniquement psychogène. Un contexte de tension émotionnelle, d’anxiété et de dépression est cependant constant et impose une prise en charge particulière.

Le diagnostic annoncé et expliqué au patient, n’aggrave pas ses troubles, qui peuvent exister indépendamment de la recherche d’une reconnaissance médicale et sociale ou de compensations financières.

Les troubles fonctionnels ne correspondent à aucune anomalie objective des structures de l’appareil locomoteur. Ils ne peuvent être responsables d’un handicap définitif ni de lésions fixées. Le diagnostic de fibromyalgie n’implique donc pas par lui-même l’obtention d’une mise en invalidité ni les avantages d’un statut d’affection de longue durée.

Il convient cependant d’éviter une attitude trop dogmatique. En effet, la diversité des présentations cliniques forme un spectre continu allant des formes les plus discrètes aux formes les plus sévères. Ces dernières, peu fréquentes, peuvent justifier à titre individuel et après avis d’expert la prise en charge qui convient aux maladies invalidantes, permettant d’adapter le traitement aux besoins du patient.

Dans tous les cas, le maintien d’une activité professionnelle est souhaitable et doit tenir compte de la gêne fonctionnelle, en adaptant le poste et les horaires de travail.

Des recherches sont encore indispensables pour mieux comprendre l’origine des douleurs et des nombreuses plaintes de ces patients et améliorer la prise en charge thérapeutique. Il en est ainsi :

Des bienfaits de la rééducation qui sont certains, mais des programmes appropriés et des thérapies cognitives et comportementales doivent être mis au point, parallèlement aux programmes d’éducation.

Des formes de l’enfant, des formes de l’homme, des formes associées à l’arthrose, à l’obésité, à d’autres maladies auto-immunes ou virales, et des formes familiales qui doivent faire l’objet d’études cliniques complémentaires. Ainsi que des études génétiques qui doivent être poursuivies, celles qui portent sur le polymorphisme des gènes des systèmes sérotoninergiques et des catécholamines ayant donné des résultats intéressants. Il faut y associer la prise en compte d’éventuels facteurs d’environnements.

De l’imagerie cérébrale qui, en montrant des anomalies du contrôle de la sensibilité par le système nerveux central, a permis de progresser dans la compréhension de ce syndrome polyalgique diffus, mais dont les résultats doivent être confirmés, et précisés quant à leur signification.

rédacteur Docteur Arcier André , Mise à jour mai 2008

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