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Enthésopathie épicondylienne latérale


médecine
Classiquement rapportée sous le terme d’épicondylite est une entité fréquemment rencontrée dans des contextes variés, notamment en pathologie dans le monde artistique et sportif et en cas d’hyperutilisation professionnelle ou de loisir. Le diagnostic est le plus souvent clinique et, dans la plupart des cas, l’imagerie se restreint à un bilan radiographique du coude qui a pour objet de rechercher en particulier des signes d’enthèse (c’est-à-dire le lieu de terminaison des tendons sur l’os : existence de calcifications tendineuses et/ou d’irrégularités de l’épicondyle latéral (anciennement nommé épicondyle) témoignant de phénomènes de traction des tendons sur l’os. En cas de doute diagnostique ou de résistance au traitement médical bien conduit il faut poursuivre les investigations.
L’échographie réalisée de manière bilatérale et comparative, à hautes fréquences, permet de confirmer le diagnostic en objectivant un épaississement hypoéchogène des tendons épicondyliens, électivement sensible au palper échoscopique en phase aiguë (avec atteinte quasi constante du court extenseur du carpe). Elle apprécie également les irrégularités osseuses (spiculations) qui sont en rapport avec la chronicité du processus. Elle permet grâce à l’utilisation du Doppler couleur de rechercher une hyperhémie, signe de d’activité de l’enthésopathie. L’analyse des flux (spectre à basses ou hautes résistances) pourrait peut-être donner des arguments dans l’interprétation de cette hyperhémie (phénomènes de cicatrisation entraînant une néovascularisation réactionnelle. Couplée à des manœuvres dynamiques de fermeture du poing, l’échographie permet la recherche de fissurations intratendineuses ou de zones kystiques qui seraient de pronostic plus péjoratif.
Quot. Du médecin, 18 sept 2008

Réalisation : Octavo