
Nom masculin.
Dictionnaire de musique, Paul Rougnon, 1935.
On appelle accidents ou signes accidentels des signes employés dans l’écriture musicale pour indiquer les différentes modifications ou altérations que l’on fait subir à l’intonation d’une note en l’élevant ou en l’abaissant. Ces accidents sont le plus communément appelés aujourd’hui : altérations. (V. ce mot.)
Les anciens plaçaient les signes modificateurs des sons accidentellement à côté des notes, toutes les fois qu’ils étaient nécessaires. À cette époque la tonalité moderne n’était pas encore connue, et la modulation (ou changement de ton) n’avait pas encore vu le jour. Les altérations étaient donc, pour ainsi dire, inusitées. C’est pourquoi on les appelait accidents. – De nos jours, le terme accident ne doit être usité que pour les altérations qui surviennent accidentellement, c’est-à-dire passagèrement dans le courant du morceau et ne figurant pas à l’armature constitutive du ton. (Voir. Altérations, Accidentel.)
dictionnaire de musique, Charles Soullier1880.
Signes servant à élever ou à baisser les sons d’un demi-tons : dièse, bémol. Un troisième signe, appelé bécarre, sert à remettre les notes dans leur intonation naturelle.
Dictionnaire de musique, Jean-Jacques Rousseau, 1767
On appelle accidents ou signes accidentels les bémols, dièses ou bécarres qui se trouvent par accident dans le courant d’un air, et qui par conséquent n’étant pas à la clef ne se rapportent pas au mode ou ton principal.
(Voyez Dièse, Bémol, Ton, Mode, Clef Transposée.)
On appelle aussi Lignes accidentelles celles qu’on ajoute au-dessus ou au-dessous de la portée pour placer les notes qui passent son étendue. (Voyez Ligne, Portée.)
Dictionnaire de musique, Michel Brenet.
adjectif des deux genres.
Qui se produit par accident : un dièse, un bémol, qui ne sont pas exigés parla tonalité du morceau, mais s’y introduisent passagèrement.
© 2008 - Médecine des Arts - Tous droits réservés
Médecine des Arts ® est une marque déposée
Réalisation : Octavo